23 août 2011

Even...


Je veux prendre ta bouche
Rouge possession
Où la mienne aspire ta passion.

Que mon désir s'imprègne au coeur du tien
Que mon amour s'enfonce au coeur du tien

Je veux sentir tes mains
Rouge sensation
Où les miennes déroutent tes émotions.

Que mes yeux pénètrent au coeur des tiens
Que mon regard engloutisse le tien

Je veux ton corps en otage
Rouge émulation
Où le mien se fait moins sage.

Je veux dévêtir ton âme
Rouge addiction
Où la mienne en te regardant s'exclame !


J'aime la frénésie qui nous empare
Quand elle inonde, lorsqu'elle abonde.

Au plus abyssal de ton être
Pouvoir m'infiltrer, savourer puis renaître.


Entraînes-moi dans tes éruptions
Que je frôle en toi plus que la perfection !


Passion
© Celia N. 2011

16 août 2011

Et si...


Combien de promesses se seront évaporées ?
Combien d'illusions douces-amères se seront fissurées ?

Parce que j'aurais tant aimé que tu m'attendes là
Quelque part entre la réalité et tout ce dont nous avons toujours rêvé
Parce qu'à la fois forte et ébranlée, je t'ai éperdument cherché

Sans imaginer un seul moment qu'il me faudrait renoncer


Combien de larmes devront encore couler ?
Combien d'espoirs se retrouveront brisés ?

Parce que l'idée de sentir battre un coeur ne m'a jamais quittée
Quelque part entre mes désirs et le souffle d'un bonheur mérité
Parce que j'aurais tellement voulu unir nos deux saveurs

Et à jamais transmuter nos sens en pleine apesanteur


Encore combien de doutes, encore combien de peines ?
Avant de te trouver, avant de te garder ?!
Encore combien de solitude, encore combien d'incertitudes ?
Avant d'être aimée comme une femme respectée ?!

Ces étreintes que mille fois j'ai rêvé
Ces regards de l'instant qui font tout oublier

Ces paroles enfermées qu'on n'a jamais su dire

Ces meurtrissures, ces plaintes qui font souffrir


Quelque part entre envie et lassitude....

J'ai tant de choses à vivre
Tant d'émotions à partager

Je veux rire, danser, vibrer

M'épuiser à en être ivre


Et si ce triste chant d'amour
Qui ne veut pas se taire
N'était que l'écho sourd
De ma voix solitaire ?!

Doubt

8 août 2011

Letra abierta


J'aurais voulu être là, pour partager avec toi
De toute ma présence, quelques perles de joie
Cette lettre le prouve, pour gage mon coeur que je t'ouvre
Malgré l'absence, pas de chance ou malchance
Juste la vie et cet instant, que j'aimerais respirer à tes côtés.

J'aurais voulu être là, simplement pouvoir te parler
De toute ma bienveillance, t'écouter et t'épauler
Ces rimes l'expriment, comme autant d'empreintes légitimes
Malgré les silences, pas de plaintes ni de feintes
Juste la tendresse, d'une femme aimante à un être estimé.


J'aurai voulu être là, ne serait-ce que pour te dire
Toute ma reconnaissance, et l'homme que tu m'inspire
Ces mots sont un aveu, je t'aime en chacun d'eux
Malgré la distance, pas de drame ni de blâme
Juste un sourire, et quelques larmes de beauté.

J'ai un sérieux prétexte
Je déshabille mes pensées
Pour mieux décorer les tiennes
Le temps de parvenir à t'avouer
A quel point tu m'as souvent manqué
.

"Ce n'est pas pour devenir écrivain qu'on écrit.
Mais pour rejoindre en silence cet amour qui manque à tout amour"


Te Quiero

© Celia N. 2011 ~ Desde mi hacia ti

23 juillet 2011

Tango


Mes hanches et tes mains
Ta bouche et mes seins
Tes yeux et mes silences
Danse.


Tu me regardes et tu ne me vois pas
Regarde-moi car déjà je ne suis plus là
Tu me parcours, tu m'escalades, tu me ferres
Les yeux aux cieux, je ferme les yeux, je t'exonère.

Tes mains me fouillent, mes yeux s'embrouillent
Je me regarde
Je nous regarde
Je me regarde nous regarder
Danser.

Chambre sombre
Lit défait
Deux corps pénombre
Accord parfait.

Désir
Plaisir
Oubli
La nuit

Le rouge
Extatique
Est devenu
Violet
Et j'ai vu
La musique s'en aller.

Bandonéon,
Tu tomberas de haut.
Piano, violon,
Tango, Tango !

Tango

28 mai 2011

Je le veux encore


Je le veux encore
Ton arôme d'homme
Ta manière en ta forme
Celle de me faire tienne

Tu sais transformer chaque partie de mon être
En torrent d'émotions, en flot de sentiments

Je le veux encore
Ce parfum ambiant
Lorsque nos corps se font vibrants
Ce goût d'ivresse au plaisir palpitant

Je te veux animal jusque dans ton refuge abyssal
Tes lèvres, au plus prêt de ma peau, qui s'emballent

Amour fou, tendre, poison et sentimental

Tu es l'inspirateur de mes désirs
Le fondateur de mes plaisirs
Je m'étais habituée au déjeuner de ta chair
Au souffle de ton intensité, à l'odeur de ta matière

Que déjà tu me glisses entre les ongles, émotive panthère

J'ai cette envie forte et présente de longuement te parcourir
Depuis le masculin de ton cou jusqu'au plus bas de tes reins
A la fois investie de toute ma pudeur et de toute mon ardeur
Dans le lit des non dits, pouvoir admirer tes lignes s'épanouir

Gracieuse volupté toujours prête à nous faire jouir

Mystérieux et sauvage, ton regard m'a hypnotisée
Dans le jeu de lumières, ton épiderme m'a traversée
Éloquente provocation que le dessein de ta pénétration
Attisés tous deux par la fusion, à l'idée d'enfin se libérer

J'aime ton tout quand de moi s'empare ta beauté

Je le veux encore
Ta douceur qui m'enveloppe
Tes prunelles qui me rendent belle
Cet Amour pur, puissant et sans détours

Desire

Celia N. 05/11 ~ Photo
© T. Brandt

17 janvier 2011

S'ouvrent les pétales


...

A bout de souffle, j'oubliais les écumes

J'avais perdu mes mots là où n'est besoin

Que d'effluve et de regards sans témoin

A bout de force, j'occultais l'amertume

J'avais perdu la lumière là où n'est besoin

Que de pénombre et de désirs assassins

J'avais peur, j'avais froid, de ce vide à côté de moi

La solitude se faisait rude, s'éloignait l'été avec fugacité

J'avais faim, j'avais soif, de tant d'instants de grâce

L'humanité se déformait, tandis que s'enfuyait la foi

Mais un jour l'âme soulagée et le coeur libéré

Balayant au passage quelques points suturés

L'espérance renaît de ses cendres, troublante vérité

M'emportant au sillage, comme c'est bon de respirer

Oui je te croise enfin, s'accentuent les plaisirs divins

Dans cette quête d'absolu, ne lâches plus ma main

Je te sens, je te vis, je te suis à la trace

En ces jours souverains, la vie a refait surface

Sans autre jugement, j'ose imaginer demain

Loin de la tétanie, je me risque à la fantaisie

Je souris et je ris à l'appel du trop plein

J'inonde et j'abonde parce que j'ai retrouvé l'envie

Merci **FK**

๑ © By Celia ~ Janvier 2011 ๑

Plus on partage, plus on possède.
Voilà le miracle [Léonard Nimoy]

15 août 2010

Qu'elle soit


Elle sait capter notre attention de toute sa beauté,
Vient nous tirer de la monotonie,
Capable d'apaiser le tissu à la fois sournois
Et saisissant de nos forteresses intimes

Elle sait libérer les tensions qui brident notre esprit
Et cadenassent parfois même souvent l'empathie
Disloque la concentration et habille nos émotions
De son parfum délicat et sublime

J'aime l'impact qu'elle dégage, ce qu'elle évoque
Quand elle inonde, lorsqu'elle abonde
Subtil instrument de plaisir, de son éclat divin
Fidèle à la vie, suscitant ardemment le désir

Qui mieux qu'elle peut nous emporter de ses soins,
Intemporelle et si frêle, vers l'échappée belle ?!
Je m'y élève et m'en imprègne, jamais l'overdose
Je prends place et trouve enfin l'osmose..... !

"Ce n'est pas la lumière qui manque à notre regard,
c'est notre regard qui manque de lumière"

18 juin 2010

Arrêt sur...


A retracer chacune de ces années
en dessinant le doux parcours

Je peine tant à cette douloureuse idée
et me noie en contre jour

Dans cette sensibilité exacerbée, chienne d'amour
!


Oppressée par l'inertie
malgré toute la force de ta résistance

J'assiste de mes larmes inconsolables,
aussi impuissante qu'endolorie

A l'insupportable dégénérescence
qu'est le parfois triste ballet de la vie


Laisse-moi encore un peu de toi, demi tour mon amour
Vous ne pouvez pas partir comme ça,
reste encore auprès de moi

Ne soyez pas si pressés d'aller retrouver
ce paradis que déjà je maudis

Que reste-t'il après le verbe aimer queridos mios,
ma belle de jour ?
Comment pourrais-je oublier cet exil
et de toi ces si beaux yeux de velours ?

J'ai tant à donner à recevoir de vous mon éternel...
mon éphémère félidae !


Rien qu'à la seule pensée de devoir vous laisser partir sans un retour
Ne plus sentir de ta présence tout ce qui a fait naître mes émois
Imaginer l'inconcevable absence plonger mon coeur dans l'agonie du désarroi

Comment endurer la vision horrifiante de ce petit corps devenu presque inanimé
Dis-moi comment digérer sans avoir à souffrir de l'éprouvante fatalité ?


Une fois le lien brisé, les ecchymoses insondables finiront par se transformer
Et le temps par gommer les profondes lésions, pas d'autre choix que d'accepter
De s'incliner devant l'avilissante réalité que m'offre aujourd'hui ce méprisable asile


Cruel dilemme qui m'arrache inexorablement à toi,
Je ne me résous pas et pourtant il le faudra...
Comme je hais cet instant affligeant


Restez avec moi quand même, reste avec moi si tu savais comme je t'aime

A toi Flora, et à toi aussi...

Laissez-moi, émue et désarmée, que je vous dédicace !

Sorrow

9 juin 2010

[Heath A. Ledger]


If you just be safe about the choices you make,
you don’t grow

13 février 2010

Moody Blues




Tous les mots expirent comme pour mieux s'enfuire
DeS espoirs muselés, éntaillés par des rêves trop longtemps asphyxiés
D'où ces cruels tourments aux arômes caustiques si affligeants

Tous les maux s'isolent comme pour mieux souffrir
D'avoir tant caché derrière une apparente félicité
D'hostiles blessures aux dangereuses allures d'égratignures

Le temps devenu encombrant est un serial qui leurre
Dont les rendez-vous ratés déversent sur mon coeur
Un goût amer d'actes manqués, me privant de toute saveur

Passés sous silence les plaisirs tendres et sauvages de l'existence
Dont les murs d'incohérence se fixent au passage sur mon impatience
Pour y déverser de leur impitoyable virulence, quelques insidieux ravages

Evaporées la comédie des jours heureux, toutes ces étincelles dans les yeux
Engloutis les souvenirs d'artifices et les frêles symphonies de la vie
Dévastés les élans passionnés, les sourires malicieux, tous ces désirs inavoués

L'âme en dérive s'égare, m'accapare... emportant avec elle dans son éreintant tourbillon
Toutes les larmes asséchées, tous les cris étouffés, chaque dérapage incontrôlé
Elle s'écrit, elle s'enfuit devant la rocailleuse réalité, elle s'enfouit....qui pique à vif les émotions

Mais..... mieux que rien est-ce assez ?

D'espérer, je crois, mon coeur a cessé.

© Text by Celia ~ fév. '10 / Photo from Ainhoa Art